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Kilimandjaro - 09-09-2014

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Voyage de Emilie et François

Jour 1
Kilimandjaro
Montréal-Amsterdam et Amsterdam-Kilimandjaro sans histoire.
Sommes arrivés à notre hôtel. Rustique mais tout à fait passable.
Bouffe, douche et dodo.
À demain !


Jour 2
Journée d'acclimatation, même si nous sommes peu affectés par la vingtaine d'heures de voyage d'hier.
Température clémente, ni chaude ni fraîche, le soleil se faisant désirer jusqu'en début d'après-midi.
Rencontre en matinée avec notre guide dont la sonorité du nom nous a laissé les sourcils en accent circonflexe. Super gentil, le mec. Si nous avons bien compris, notre équipe réunit, outre Émilie et moi, un guide, un assistant-guide, un cuisinier et 9 porteurs ! Je nourris l'espoir secret que nous serons transportés jusqu'au sommet sur quelque lit couvert de coussins de soie brodée et surmonté d'un baldaquin.
En après-midi, visite de Moshi, ville grouillante de vie marchante, courante, pédalant ou conduisant autos et motos. Rues bondées d'étals chargés ici de fruits ou de légumes aux couleurs éclatantes, là de pacotille criarde ou de souvenirs à oublier.
Ça commence vraiment demain. Faudra vous passer de mes passionnants compte-rendus puisque wifi en swahili signifie "pas sur le Kili". Je suppose que l'hôtel où nous résiderons à Ngorongoro au Jour 10 de l'expédition nous permettra de reconnecter avec le monde extérieur.


Jour 3
Au petit matin, départ pour le village de Chagga de Machamé, point de départ de notre randonnée.
On nous remet un lunch en nous avertissant de le dissimuler car les singes pourraient tenter de nous le dérober ! Finalement, nous n'en voyons aucun. Comme c'est dimanche, nous supposons qu'ils sont à la messe. Ce sont des primates après tout.
Pour cette première journée, nous marchons au milieu d'une forêt tropicale luxuriante où se dressent de gigantesques arbres moussus aux troncs tordus, des fougères géantes et des ficus. C'est pas moi qui le dit, c'est le guide.
Le guide, par ailleurs, nous informe que cette première journée nous offre un dénivelé ascendant de 1150 mètres que nous devrions couvrir en 6-7 heures. Mais Émilie ne l'entend pas ainsi : en quête d'un record ou d'un héritage prématuré, elle galope comme une chèvre, son pauvre père haletant en remorque.
Bref (c'est le cas de le dire !), nous sommes parvenus au campement en 3 heures, pause de lunch incluse !!!
Notre équipe nous a vite installés dans notre propre tente et en a érigé une autre tout à côté où on nous a promptement servi le thé, des biscuits et du maïs soufflé. Un peu plus loin, une autre tente abrite notre toilette personnelle avec --roulement de tambour-- du papier-cul !
Nous étions donc confortablement installés et rassasiés lorsque les premiers touristes se sont pointés...
Restent le repas et --croisons les doigts-- un chocolat sur notre sac de couchage avant notre première nuit sur le Kili.


Jour 4
L'aurore nous accueille avec des cieux crachotant de fines gouttelettes. Pas de souci, la randonnée d'aujourd'hui nous mène au-dessus des nuages au Refuge Shira à une altitude de 3658 mètres.


La végétation tropicale laisse peu à peu place à des séneçons (encore une fois, le guide...) et des bosquets rabougris arborant souvent de jolies petites fleurs jaunes ou rouges. De longs cheveux de mousse, mes préférés, viennent s'accrocher aux longues branches horizontales d'arbres gris-blancs dépourvus de feuilles.
Vous avez remarqué que j'évite de parler de la randonnée elle-même ?
‘’Sacrament’’ !!!
Escarpé, tu dis ? Le sentier se donnait rarement le trouble de bifurquer, ben non, il montait la plupart du temps en ligne droite !
Le gradient de pente venait-il qu'à s'adoucir un tant soit peu que le sol devenait soudainement jonché de morceaux de roc de toutes grosseurs nous obligeant à sauter de la traîtresse arête de l'un au glissant dos arrondi de l'autre pendant que nos bâtons de marche se coinçaient dans leurs interstices.
On a eu du fun !
Les muscles de mes cuisses brûlaient d'indignation, les battements de mon pauvre cœur étaient si rapprochés qu'ils semblaient former une seule poussée destinée à lui permettre de sortir de ma cage thoracique, et je soufflais comme un phoque asthmatique poursuivi par un requin blanc !
Bien sûr, nous devions effectuer le trajet en 5-7 heures, mais mon impitoyable rejeton --insistant une fois encore pour me rappeler les vertus de la contraception -- l'a attaqué avec l'enthousiasme de ses 21 ans pour le terminer en 4 heures. Son pauvre père aura au moins eu la satisfaction de la voir boucler l'infernale ascension en nage, le visage fendu d'un rictus de douleur à chaque pas.
Ceci dit, le campement de Shira nous a permis de voir au loin pour la première fois la cime enneigée du Kibo, le plus haut sommet du Kilimandjaro, l'objectif de notre périple.
C'est beau mais c'est loin !!!


Jour 5
Ma première bonne nuit en altitude, probablement l'impact de la randonnée d'hier.
Cette fois encore, le sentier était plutôt escarpé, mais moins impitoyable, ce qui est une bonne chose car l'air se fait rare.
D'ailleurs, pour faciliter l'acclimatation, nous sommes redescendus passer la nuit à 3900 mètres après atteint 4700m dans la journée. Quelque chose comme 4 heures d'ascension ardue et 1 heure 30 de descente aisée.
Quelques faits saillants :
- la gigantesque tour de lave au pied de laquelle nous avons lunché;
- arrosés ici par de petites cascades alimentées par les glaciers, les séneçons atteignent des mètres de hauteur, leur tronc épais et leurs branches bizarroïdes couronnés de larges feuilles vertes superposées;
- par moments, le paysage devient quasi lunaire, le sable volcanique noir parsemé de roches de la même origine à moitié couverts de lichen;
- à l'arrivée au camp, après une très brève toilette, Émilie et moi sommes allés nous asseoir et relaxer tout au bout de la falaise surplombant la magnifique Brèche de Barranco, sorte d'immense canyon sur les parois acérées desquelles viennent se déchirer des volutes de brume fantomatiques.


Jour 6
Notre journée s'ouvre sur la remontée de l'impressionnante Muraille de Barranco. Imaginez un étroit sentier taillé dans une paroi de roc verticale où certaines sections ressemblent à de l'escalade et d'autres nous obligent à milles contorsions pour se faufiler entre d'énormes rochers.
Arrivés en haut, petite pause photo et jasette avec un étudiant en médecine anglais. Nous avons déjà vu une dame redescendre au troisième jour mais l'altitude commence ici à faire plus de victimes. Après la muraille, une étudiante tenait la main d'un guide, une autre, affalée, semblait bien mal en point et un homme dans la quarantaine peinait à avancer.
Émilie et moi nous portons relativement bien même si nous nous lançons parfois des regards qui en disent long.
Mettre un pied devant l'autre semble d'une simplicité élémentaire mais il y a des moments où faire un autre pas me tente autant que d'entamer une discussion avec un curé sur le rôle de l'Esprit Saint en mastiquant de l'aluminium.
Comme se plaît à le répéter mon chum Al, une aventure c'est l'fun quand c'est fini et qu'on est confortablement assis chez soi une bière à la main.
En passant, ça manque de bars ici.
Ceci dit, les paysages sont magnifiques avec leurs rochers de lave qui semblent avoir été crachés par la terre. En fait, c'est exactement ce qui est arrivé mais vous voyez ce que je veux dire.
Arrivés au camp de Karanga, nous nous sommes promptement réfugiés dans notre tente pour nous momifier dans nos sacs de couchage.
Je vous écris au réveil de ma sieste. Émilie ronfle doucement.
Ce sera bientôt le souper. Puis dodo à nouveau.


Jour 7
'' Quomançon parre lè bone nouvèl, ge suit apeux prêt surre quele manc dogzijenne nema fect pa '' .


Non mais sérieusement, l'air est rare en '' Biiiippp'' Madame la Marquise ! À un point tel qu'Émilie et votre humble serviteur ont parcouru certaines sections sans mot dire, le croiriez-vous ? La prochaine fois j'amène Camille !
Ceci dit, nous maintenons un excellent rythme. Selon l'itinéraire de l'agence de voyage, la section de ce matin devait prendre de 5 à 7 heures. Notre guide avait prévu 3 à 4 heures. Nous avons complété la distance en deux heures.
Arrivés avant midi, nous allons paresser pendant quelques heures car le grand moment est finalement arrivé ! Nous soupons tôt afin de tenter de dormir de 18h00 à minuit, moment auquel nous effectuerons l'ascension finale, réputée le segment le plus difficile de tout le périple. Après 7 à 8 heures d'ascension dans l'obscurité, à -15 degrés, et fouettés par les vents, nous devrions regarder le lever du soleil sur le toit de l'Afrique.
Je ne crois pas l'avoir mentionné, mais comme aiment le dire nos porteurs dans leur coloré patois, les nuits deviennent fraîches en ti Jésus de plâtre !


Jour 8
Lever à minuit, transis, tout habillés dans nos sacs de couchage. Un peu de thé et un léger petit déjeuner et nous sommes en route, Émilie, votre humble serviteur, notre guide et son assistant.
Fait noir comme chez le loup même si le ciel est couvert d'étoiles. Fait frette et quart.
Paysage lunaire, que des rochers gris de toutes tailles, naturellement aucune plante à 4800 mètres.
Chaque pas comme un effort surhumain, d'une lenteur extrême.
Mes jambes me disent : Non mais sérieusement, avance bordel !
Mon cerveau ajoute : On a pas toute la journée !
Mes poumons rétorquent : Y'a pas d'air, gang de ''smattes'' !
Mon cœur renchérit : Tu ‘sais le solo de drum ? C'est moi !
Et ça monte sans cesse, genre à pic.
Après une couple d'heures, Émilie vacille, s'affale et a des hauts le cœur. Le guide suggère de la bouffe, du fuel quoi, et une dizaine de minutes suffisent à la remettre sur pattes, verte comme un mur d'hôpital mais debout.
D'ailleurs, nous en avons vu plusieurs déclarer forfait et tourner les talons en titubant. Dommage après 5 journées de marche quand il ne reste qu'une demi-douzaine d'heures à endurer. Mais le corps a ses raisons. Ses limites surtout.
Et puis tout à coup, quand on ne s'y attend plus, tout juste avant 7h00, nous arrivons au cratère, à une vingtaine de minutes du sommet (5895 mètres) où nous parvenons à temps pour voir l'orangé et le violacé de l'horizon faire place à un glorieux lever de soleil sur le Kilimandjaro.
Le retour vers le camp prend une couple d'heures qui ne sont pas une sinécure. Surtout, on se retourne la tête pour regarder la piste et s'interroger : on a monté ça ?
Donc après une ascension épuisante de 6h30, une descente éreintante de 2h30, nous revenons au camp pour nous écrouler sur nos sacs de couchage... et se faire réveiller 2 heures plus tard : nous devons nous rendre au camp Mweka à 4 heures de marche pour y passer la nuit !
Nous qui risquions les engelures ce matin finissons donc la journée nos vêtements trempés de sueur dans la forêt tropicale.
Vous ai-je mentionné que nous n'avons pas eu accès à une douche ou même de l'eau courante depuis 7 jours ? J'ai l'air d'un clochard et Émilie a l'aisselle très européenne. Nos odeurs combinées nous évitent toutefois d'avoir à utiliser du chasse-moustiques.
Y sera pas tard...


Jour 9
À peine 12 km ce matin, une blague quoi !
Nous nous retrouvons à l'entrée du parc vers 10h00 pas choqués du tout de ranger nos bâtons de marche. Diplôme de conquérants du Kilimandjaro en poche, nous rencontrons Hilary, le guide tanzanien qui passera les prochains jours avec nous. Le trajet vers le cratère du Ngorongoro durera 5 heures.
L'hôtel est superbe ! Le balcon de notre chambre donne directement sur l'immense cratère d'un diamètre de 20 km.
Comblant simultanément deux besoins essentiels restés insatisfaits au cours des 6 derniers jours, je prends une longue douche chaude avec une grosse bière froide. Bonheur total ! À en oublier de se toucher.
Notre meilleure bouffe depuis une semaine dans la très jolie salle à manger.
Vive la civilisation !


Jour 10
Hilary nous embarque à bord du Land Rover vers 6h30 et nous descendons dans le cratère pour une visite extraordinaire ! Le toit se soulève au complet, nous permettant ainsi d'émerger complètement du véhicule.
Y'a des hordes de gnous en migration, des troupeaux de buffles, des lions, des zèbres, des hyènes, des autruches, des chacals, des grues royales, des hippopotames, des rhinocéros, des éléphants... enfin, vous voyez le topo.
À notre arrivée, un lion, deux lionnes et un lionceau arrachent des lambeaux de chair à l'énorme carcasse de ce qui fut un buffle. Tout à côté, des lionceaux repus paressent dans l'herbe ou jouent entre eux. Plus loin, des hyènes attendent d'avoir accès aux reliquats du festin. Le dos rond, les épaules voûtées, les oreilles affaissées, le regard mauvais et fuyant, la pelisse terne et grise comme tachée de brun, c'est là un animal particulièrement répugnant. D'où l'expression : quand y'a de la hyène y'a pas de plaisir !
Plus loin, nous nous arrêtons près d'un troupeau de buffles. Deux d'entre eux nous regardent avec une telle insistance qu'on jurerait que ce sont eux qui nous observent et non le contraire. On imagine facilement la conversation :
- T'as vu les touristes ? Celle avec les cheveux longs, je crois que c'est une femelle...
- Et le superbe spécimen à l'œil vif et au port altier, je parierais que c'est son père !
- T'as vu le bronzé en avant ? Il paraît que ça court vite cette sorte-là !
- Ouais, et si tu mets de la musique, ils dansent !
Un pique-nique près des hippopotames et nous revenons au lodge en début d'après-midi.
Assez formidable cet endroit.


Jour 11
Grasse matinée (départ à 8h00 !).
Tour d'abord, arrêt dans un village Masai. Notre guide, le fils de l'une des 15 épouses de son père, nous fait visiter l'endroit qui est resté à toutes fins inchangé depuis des siècles. Chaque famille vit dans une hutte (il y en a 26 dans le village) dont la structure est composée d'arbustes entrelacés recouverts de boue séchée et ensuite de bouse de vache. Une seule pièce où brûle un feu de braises qui enfume l'endroit en raison de l'insuffisant trou pratiqué dans le toit (c'est fait exprès, pour chasser les mouches). On s'y tient courbé, le plafond atteignant moins de 5 pieds.
Fier de nous prouver que la tribu adhère aux mœurs modernes, notre guide nous indique qu'ils ont récemment cessé de pratiquer l'excision; semblerait que le gouvernement tanzanien leur causait toutes sortes de tracasseries à cet égard...
Je passe sur la visite de l'unique école (une maternelle) et les très oubliables mais bien sentis chants et danses d'accueil.
Et maintenant, direction Serengeti !
Il est un peu tard et la faune se fait par conséquent un peu plus rare qu'hier, mais tout de même : y'a des tas de girafes, des sangliers, une bande de babouins, des singes, des troupeaux d'éléphants, de gigantesques autruches (genre 200 tartares chacune), des chacals, des hyènes, etc.
Dans la région des Kopjes (ces énormes rochers surgis du sol qui parsèment la savane) nous avons vu celui dont les gens de Disney se sont inspirés pour Le Roi Lion. Et puis, au détour d'une piste, un autre Kopje, plus petit celui-là (disons un petit bungalow) nous présente un spectacle peu commun : plus d'une douzaine de lions y sont allongés, paressant au soleil. Des lionnes en fait, et quelques lionceaux.


Plus loin, les hautes herbes s'agitent et deux guépards surgissent, s'étirent et jettent un coup d'œil aux alentours à la recherche de quelque gazelle égarée.
Notre campement est au beau milieu de nulle part ! Un Tented Lodge. Notre tente, autosuffisante avec ses panneaux solaires, sa salle de bain et sa douche, est vaste et surprenamment lumineuse avec toutes ses ouvertures rabattables.
On nous a avertis de ne rien laisser dehors : semblerait que les hyènes s'enfuient avec tout ce qui traîne, même des souliers malodorants. Y'a un sifflet pour appeler à l'aide si une bête sauvage pénètre dans la tente !!!
À 18h30 : feu de camp (j'espère qu'on va chanter des chansons !)
À 19h30 : souper
Journée complète de safari demain.


Jour 12
Bonne nuit fraîche sous la tente, pittoresque avec sa riche trame sonore de cris d'animaux.
Safari encore une fois fructueux. En vrac :
- des tas de hyènes, parfois vautrées dans les flaques d'eau laissées par un orage nocturne
- des chacals
- un léopard qui se prélasse sur une branche basse pour ensuite descendre de son perchoir et disparaître dans l'herbe longue
- des sangliers, souvent en groupe de 4 ou 5, le fantasme d'Obélix
- des hippopotames, habituellement aux trois-quarts enfouis dans l'eau
- un dik dik, ces espèces d'antilopes naines (une recherche Google risque de donner des résultats différents)
- des girafes
- des éléphants, des éléphants et encore des éléphants, en troupeaux, qui arrachent des branches, qui prennent leur bain, qui s'enduisent de boue, etc. (Émilie doit avoir pris 500 photos d'éléphanteaux !
- des lions, quelquefois le clan au grand complet avec le lion, les lionnes, et des tas de lionceaux qui s'empilent, se roulent sur le sol, etc.
- des hordes de zèbres ! Biologiste à mes heures, j'en ai identifié deux variétés distinctes : ceux avec des lignes noires sur fond blanc et ceux avec lignes blanches sur fond noir.
Demain matin, un petit avion nous ramène à Arusha d'où nous prendrons notre vol pour Amsterdam.
Baisers tanzaniens !

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