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Ouzbékistan - La vallée de la soie Ferghana

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Ouzbékistan - La vallée de la soie Ferghana

Informations

Introduction

Voyage avec guide privé en Ouzbékistan

Ce voyage avec guide privé vous permettra de partir à la découverte d'un périple exceptionnel, à travers des villes légendaires et à la découverte d'un patrimoine historique extraordinaire: situées aux confins des civilisations chinoise, indienne, perse et européenne, Tachkent, Khiva, Boukhara et Samarkand ont évoqué pendant des siècles toutes les splendeurs de l'Orient, les étapes extraordinaires de caravanes ramenant la soie de Chine, des cités rayonnantes aux palais somptueux, aux jardins luxuriants... Ainsi vous aurez la chance de découvrir la vallée de Ferghana, riche en artisanat et `l'hospitalité remarquable.
La Route de la Soie symbolise un ensemble de connaissances en matière de commerce, d'échange d'idées et savoir-faire. Tout au long de ce voyage en Ouzbékistan accompagné d'un guide privé, vous verrez de splendides bâtiments, admirerez des paysages fabuleux, sentirez la chaleur du vent du désert, verrez des sommets enneigés, admirerez l'oiseau en plein vol.

Les annales décrivent cette étape ouzbèke de la Route de la Soie entre les steppes désertiques et les hautes montagnes, avec ses fortifications, ses mosquées, ses palais, ses rues où oeuvraient des artisans, en particulier pour le travail des métaux et des armes, les cotonnades et vêtements de laine, les céramiques ainsi que les bijoux d'or et de pierres fines, ses bazars bruissants, ses vignobles, ses jardins aux mille couleurs.

N'hésitez pas à consulter notre conseiller spécialiste de l'Asie centrale pour obtenir de plus amples renseignements sur ce voyage sur mesure, avec guide privé, en Ouzbékistan!

Itinéraire

Jour 1| Canada - Tachkent
Vol international

Jour 2| Tachkent
Arrivée de Paris à Tachkent, accueil et transfert à l'hôtel. Découverte de la capitale de l'Ouzbékistan,importante localité au carrefour de la «Route de la Soie» et de la «Route de l'Or» qui venait de Sibérie. La capitale ouzbèke a pu conserver une ambiance exotique avec ses marchés en plein air et ses parcs à la végétation typique des oasis de la région. Visite du musée des Arts Appliqués, situé dans la somptueuse résidence du Prince Polovtsev et décoré en 1907 dans le style ouzbek et abritant de riches collections de l'artisanat ouzbek traditionnel: objets de bois et de métal ciselé, tissus, bois peints, broderies, céramiques, bijoux d'argent... Découverte de la ville ancienne, du bazar coloré Tchorsu ainsi que le métro, unique en Asie Centrale. Dîner dans un restaurant local et nuit à l'hôtel.

Jour 3| Tachkent – Kokand – Rishtan - Marguilan
Départ pour Kokand. Kokand a été le centre du Khanat de Kokand, fondé au 18ème siècle par un khan Cheibanide. Visite du palais du dernier khan de Kokand, Khoudayorkhan, qui date de la fin du 19ème siècle, de la madrasa de Norboutabey du 17ème siècle, de la mosquée Djamyi, la plus grande de la ville, qui date du 19ème siècle. Poursuite de la route à Marguilan via Rishtan où l'on visite des ateliers des Potiers, réputé dans le pays. Arrivée le soir, installation chez l'habitant à Marguilan. Dîner et nuit à l'hôtel.

Jour 4| Ferghana – Marguilan – Andijan
Le matin visite de la fabrique « Yodgorlik » où les soies ikatées sont tissées de façon traditionnelle. On peut voir toutes les étapes du processus d'élaboration de la soie, du cocon au métrage de tissu, réparties dans plusieurs bâtiments. Déjeuner. Excursion à Andijan. Visite du site archéologique de Khuva, où fut trouvée une grande statue de Bouddha. Puis poursuite de la route vers Andijan. Visite la mosquée de Djouma, le bazar, puis le parc de Babour, l'endroit de rendez-vous et de rencontre. Retour sur Marguilan. Dîner et nuit chez le même habitant.

Jour 5| Ferghana – Tchoust – Tachkent
Départ pour Tachkent. En chemin, visite de Tchoust et découverte de son artisanat: fabrique de couteaux et de calots. Déjeuner. Poursuite de la route pour Tachkent en passant le col Kamtchik. Arrivée dans la soirée, installation à l'hôtel 3*, Nuit.

Jour 6| Tachkent - Ourguentch
En matinée vol Tachkent - Ourguentch. Arrivée, accueil et transfert à Khiva. Installation à l'hôtel pour deux nuits. Déjeuner, après-midi découverte de la ville intérieure de Khiva – Ichan Kala, protégé par l'Unesco. Visite de la ville ancienne, ses Medersas et Mausolées. Les anciens palais et les nombreux minarets. Dîner et concert folklorique dans une Medersa.

Jour 7| Khiva – Ayazkala - Toprak Kala
Poursuite de la visite de Khiva dans la matinée, et départ en après-midi pour Toprak Kala. Nous empruntons d'abord la route goudronnée, ensuite une piste et arrivons à Toprak Kala, ruines formidables d'une vaste forteresse (1,5 ha) ayant fonctionné du 1er siècle avt JC au 4ème siècle. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, Toprak-Kala fut la résidence des rois de Khorezm. La forteresse a été construite avec de solides murs massifs en briques d'argile séchées à l'air et selon un plan prédéterminé de trois ensembles : un espace cultuel avec en son centre un foyer circulaire zoroastrien, un fort surélevé servant de centre administratif et d'une vaste cour rectangulaire en contre bas destinées aux habitations et aux caravanes. Ceinturé de remparts, aujourd'hui cette forteresse est en ruine. Les deux ensembles fortifiés de Toprak Kala et Ayaz Kala s'étendaient dans une zone autrefois cultivée et boisée. Elles ont été ravagées en 1220 par Gengis Khan. Dîner et nuit sous la yourte au pied de la forteresse Ayazkala.

Jour 8| Toprak Kala - Boukhara (480 km)
Vue sur le fleuve Amou Daria et traversée du désert Kyzil Koum. Pique nique en cours de route. Arrivée et hébergement à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.

Jour 9| Boukhara
Découverte de la Medersa Tchor Minor, de l'ensemble de Labi-Khauz et ses Medersas, du bazar sous ses voûtes marchandes, la Mosquée Bolo Khauz, Déjeuner au Labi Khauz et en après-midi, visite de la citadelle Ark, le magnifique mausolée de Samanides (Ismaïl Samani), le monument le plus ancien de la ville. Dîner dans un tchaykhana et nuit à l'hôtel.

Jour 10| Boukhara
Visite de l'ensemble Poi-Kalan, le minaret, la Medersa Miri-Arab et la grande mosquée, l'une des plus grandes d'Asie Centrale. Matinée visite extra-muros : la nécropole Tchor Bakr et le lieu de pélerinage Soufi Bakhaouddin Nakhchbandi, la résidence d'été des Emirs "Sitorai Mokhi Hossa". L'après-midi, découverte de la medersa Oulougbek et de la medersa Abdulazizkhan. Dîner chez l'habitant et nuit à l'hôtel.

Jour 11| Boukhara - Samarkand via Chakhrisabz (340 km)
Déjeuner dans un restaurant. Visite du palais Ak-Saraï, la première résidence de Timour, puis les mosquées et mausolées Kouk-Goumbaz. En l'après-midi route vers Samarkand. Installation à l'hôtel, dîner et nuit à l'hôtel.

Jour 12| Samarkand
Visite de l'une des plus vieilles villes du monde que Tamerlan a enrichie de palais et des medersas. Visite de l'observatoire Oulougbek, du musée d'Afrasiyab, de la mosquée Bibi-Khanhaum et du bazar Siyob. Déjeuner à l'hôtel et en après-midi visite de la nécropole Shahi-Zinda à l'emplacement de l'ancienne Samarkand, la mosquée des voyageurs. Le soir dîner dans un restaurant local.

Jour 13| Samarkand
La place du Reghistan et ses trois somptueuses medersas: Oulougbek qui fut la plus grande université scientifique et religieuse d'Asie centrale, Tilla-Kari et Cherdor, le mausolée de Gour Emir. Déjeuner et en après midi visite extra-muros de la ville de Samarkand, la medersa Nodir Divan Beghi, mausolée Ichratkhana, la mosquée Khodja Abdu Darun. Dîner dans une famille ouzbek avec concert folklorique.

Jour 14| Samarkand - Ourgout (45km)
Nous nous rendrons également à Ourgout, au pied des montagnes, où Tadjiks et Ouzbeks se retrouvent pour négocier toutes sortes de marchandises et même quelques antiquités estimables. Ces respirations de vie quotidienne sont essentielles à la bonne intelligence du pays dont on ne saurait limiter la visite à ses seuls monuments, aussi prestigieux soient-ils. Retour sur Samarkand. Déjeuner. Après-midi visite de l'atelier de peinture sur soie de Mme Romanenko et récital de musique classique dans un centre culturel.

Jour 15| Samarkand – Tachkent (300 km)
Transfert à l'aéroport international de Tachkent. Déjeuner en route. Enregistrement pour le vol Tachkent - Canada.

* Nous tenons à signaler que des modifications à ce circuit peuvent survenir et sont indépendantes de notre volonté dues à l'obtention des places sur le vol intérieur pris par nos soins. Pour éviter ce désagrément nous vous conseillons de prendre le vol intérieur avec le vol international.

Budget

**Les budgets présentés sur ce site web ne le sont qu’à titre indicatif et n’ont aucune valeur contractuelle (notamment car il n’y a pas de date de départ indiquée). Les prix sont amenés à changer très régulièrement sur ce site en fonction du cours des devises et des fluctuations des prestations hôtelières. Pour obtenir un devis, nous vous invitons à cliquer ici.




3657 $
Budget portion terrestre en occupation double.
1940 $
Budget vol international (prix sujet à changement majeur).
20 $
OPC (Fonds d'indemnisation gouvernemental. 0.35% du montant total)
Total : 5617 $

Autres frais

285 $
Assurance Voyage Forfait Plus Médicale & annulation (coût estimatif)
91 $
Escompte 2.5% (si règlement de la portion terrestre par chèque)
1097 $
Dépôt requis sur la portion terrestre
Nous consulter
Supplément hôtel de catégorie supérieur
Nous consulter
Réduction prix groupe si 4 inscription au total su ce voyage au lieu de 2
Nous consulter
Pourboire selon votre satisfaction (norme internationale 5-10$US/jr./pers.)
Nous consulter
Supplément occupation simple

Inclusion(s) / exclusion(s)

Le budget de la portion terrestre comprend :
- Tous les transfert terrestre en minibus ou voiture climatisé
- Hébergements dans les hôtels de catégorie 3 étoiles et de charme.
- Repas : petit déjeuner, déjeuner, diner.
- Guide-accompagnateur francophone
- Entrées des musées
- Spectacles prévus au programme

Le budget de la portion terrestre ne comprend pas:
- Le vol international
- Le vol intérieur Tachkent-Ourghench
- Les frais de visa
- Assurance rapatriement (nous fournir le № de police, et numéro d'appel d'urgence)
- Le droit de photographier et filmer dans les sites visités
- Boissons

À savoir :
En Asie centrale il est de tradition d'offrir quelque chose en fin de services rendus. Il n'y a jamais d'obligation à participer à une cagnotte. Le pourboire n'est pas une manière de remplacer un salaire. Mais contribuent à ce sentiment de reconnaissance que les équipes locales espèrent. Pour donner un ordre d'idée, participer à une cagnotte globale pour l'ensemble des pourboires, revient à 80 $US pour un voyage de 8 jours et 120 $US pour un voyage de 15 jours.

Hébergement

Amelia Boutique Etoile

Amelia Boutique

Boukhara, Ouzbékistan

Hotel Asia Fergana Etoile

Hotel Asia Fergana

Fergana, Ouzbékistan

Hotel Asia Khiva Etoile

Hotel Asia Khiva

Khiva, Ouzbékistan

Hotel Uzbekistan  Etoile

Hotel Uzbekistan

Tashkent, Ouzbékistan

Malika Samarcande Etoile

Malika Samarcande

Samarcande, Ouzbékistan

TACHKENT
Tachkent est la capitale de la République d'Ouzbékistan. Elle est située au coeur de sa verdoyante oasis, formée par la rivière Tchirtchik, près des contreforts occidentaux des montagnes du Tian Chan dont elle reçoit ses eaux pendant la fonte des neiges et qui vont ensuite grossir le Syr Daria. Les montagnes du Tian Chan - les -Monts Célestes- occupent la majeure partie du Tadjikistan voisin, avec ses paysages de type alpin, ses glaciers et ses hauts sommets, qui culminent dans le massif du Khan Tengri au Pik Pobedy à 7 439 m d'altitude. Cette région d'Asie centrale a joué au cours de ses quelques 4 000 ans d'histoire, un rôle de grand carrefour, sur la route des caravanes... Son histoire remonte à la principauté de Djadj et à sa première capitale, nommée Kanka, formée d'une citadelle carrée (Ve s. - IIIe s. avant notre ère). Après la domination des dynasties des Sakas, des Sassanides et des Hephtalites, au VIIe s. après J.-C., la principauté devint un lieu d'échange entre Sogdiens sédentaires et tribus nomades turques, que venaient troubler les poussées conquérantes des Chinois, qui seront à leur tour repoussés par les Arabes à leur arrivée au siècle suivant. Ils imposèrent l'islam dans la région. Au IXe s., les Arabes transformèrent le nom de la principauté de Djadj en Chach. Les annales décrivent cette étape de la Route de la Soie entre les steppes désertiques et les hautes montagnes, avec ses fortifications, ses mosquées, ses beaux palais, ses nombreuses rues où oeuvraient des artisans, en particulier pour le travail des métaux et des armes, les cotonnades et vêtements de laine, les céramiques ainsi que les bijoux, d'or et de pierres fines, ses prospères bazars, ses vignobles, ses luxuriants jardins. À partir de la fin du Xe s., les Karakhanides commencèrent à lui donner le nom turc de Tachkent - -village de Pierre- -. Khorezm chah pilla la ville en 1214, alors que Gengis Khan et ses hordes mongoles y déferlèrent en 1219... Il faudra attendre Tamerlan et la dynastie timouride pour que la ville se reconstruise et prospère à nouveau et c'est de cette époque que datent les principaux monuments anciens que l'on voit aujourd'hui à Tachkent. Du XVe s. au XVIIe s., la ville fut l'objet de conflits permanents entre les Ouzbeks, les Kazakhs, les Perses... Dès le XVIIe s., Tachkent devint un important centre commercial pour la Russie. Depuis Pierre le Grand, la Russie chercha a développer son influence sur la région, ce qui, dans le cadre du Grand Jeu, la conduisit à utiliser les rivalités entre khanats, face aux Britanniques qui se sentaient menacé en Inde, presque voisine. Ce Grand Jeu donna lieu à de longues -parties- de cache-cache dans les steppes et déserts entre soldats russes et britanniques. Finalement la prise de la ville par les Russes aura lieu en juin 1865, par les troupes du général Mickhaïl Tcherniaïev. Puis vint la colonisation et à la modernisation, du Turkestan russe. Après la révolution bolchevique, elle fut proclamée capitale de la République socialiste soviétique autonome du Turkestan, en avril 1918, mais restera quelques années encore menacée par les poussées contre-révolutionnaires des Russes blancs et des rebelles basmatchi... En 1930, la capitale de la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan, fut transférée de Samarcande à Tachkent, qui vit arriver une nombreuse population russe, en particulier pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui fera rapidement franchir le cap du million d'habitants... La ville sera en grande partie détruite par un terrible - 7,5 sur l'échelle de Richter - tremblement de terre, le 26 avril 1966 et reconstruite selon un modèle très soviétique, compte plus de 2 110 000 habitants (en 1991, ce qui en faisait la 4e ville de l'U.R.S.S.). Depuis l'Indépendance du pays, en 1991, elle montre un dynamisme réel pour s'affirmer comme la capitale du coton, et donc de l'hydraulique et de l'irrigation, mais aussi comme la moderne capitale régionale d'Asie centrale, fière cependant de sa traditionnelle, et islamique, culture ouzbèke.

FERGHANA
La ville qui enserrée entre les contreforts de la chaine du Tian Shan, au nord, les monts Ferghana à l'est et la chaîne de l'Alaï Pamir au sud, est le coeur de l'Ouzbekistan. C'est en tentant de s'en emparer que les Chinois posèrent les premières pierres des échanges est-ouest qui allaient permettre la création de la Route de la soie, durant des siècles, les conquérants arabes, turcs et chinois se disputèrent cet axe et la splendide oasis que constituait la valée du Ferghana. D'Alexandre le Grand, qui y fonda sa neuvième Alexandrie, aux ruines des villes de Kouva et d'Aksikent détruite par Gengis Khan – les plus grande conquérants laissèrent leurs traces dans la valée, jusqu'à Tamerlan.

KHIVA
Khiva à travers l'oasis de Khorezm ou Khârezm - la Choresmia des Grecs -, formée par le delta du cours inférieur de l'Amou Daria, l'antique Oxus, proche de la mer d'Aral. Sa richesse attira régulièrement les envahisseurs des Arabes en 712, aux Mongols en 1221, à Tamerlan en 1379, aux Ouzbeks en 1512, aux Koungrats au XIXe s. et jusqu'au protectorat russe en 1873... Des fouilles archéologiques ont montré que la région était déjà peuplée à l'époque Néolithique et qu'elle joua dès le IVe millénaire le rôle de plaque tournante entre la Mésopotamie et les régions hyperboréennes. Après l'inversion du cours de l'Oxus vers le milieu du IIe millénaire ; elle sera habité par les Indo-Européens dès avant le Ier millénaire, et fut, selon la tradition, la patrie de Zoroastre (vers 600 avant J.-C. ), le prophète du zoroastrisme - ou mazdéisme -. Cette ancienne Satrapie deviendra plus ou moins autonome après la conquête d'Alexandre, jusqu'à la conquête arabe de 706 à 713 - avec les campagnes de Qutaïaba, le gouverneur du Khorassan, qui annexa la Transoxiane, appelée Mawar-an-Nahr - le -pays au-delà du fleuve-, s'emparant successivement de Boukhara, de Samarcande, du Khorezm et de Tachkent, avant que d'être assassiné, par ses propres hommes, lors de sa campagne au Ferghana en 715 -. L'islam s'imposa malgré les longues périodes d'instabilité qui suivirent cette conquête. Khiva devint l'un des plus grands marchés d'Asie centrale, dont la prospérité dura jusqu'au début du XXe s.. Aujourd'hui, la ville intérieure -
Itchan-Kala - et son labyrinthe de ruelles est un véritable musée à ciel ouvert... Khiva tire son nom du puits de Kheîvak, qui existe toujours, elle servait de dernière étape avant la traversée des sables noirs du désert de Karakoum, aux nombreuses caravanes de la Route de la Soie qui se rendait en Iran actuel. La -ville-musée-, qui semble intouchée depuis sa renaissance au XIXe s., triomphe, derrière ses puissantes murailles, avec ses multiples coupoles et minarets aux couleurs de sable et de turquoise... Dès le IVe s. de notre ère, l'oasis sous domination iranienne était prospère grâce à ses prouesses hydrauliques qui lui permettaient de transformer le désert en verger. Son économie contemporaine est dominée par la culture du coton, la sériciculture et l'élevage d'agneaux karakuls... et le tourisme.

BOUKHARA
Boukhara est aujourd'hui une ville de plus de 235 000 habitants (1992), construite dans le delta du fleuve Zeravchan, dans une oasis sur le canal Chakhroud, et sur la route des grandes caravanes. La ville-musée, qui comptait au 19ème siècle des centaines de mosquées et de médersas, forme un véritable labyrinthe de ruelles et ses minarets... Son nom semble dériver d'un terme du sanskrit vikhara signifiant -monastère-. Son origine légendaire remonte à l'antique roi-héros iranien Sy avouch. Son histoire renvoie au deuxième millénaire avant J.C., à l'époque de l'état de Kushan, qui sera ensuite incorporé à l'état Ephtalite. Bien avant l'arrivée des Arabes, l'ancienne ville perse, d'une superficie de près de 40 ha, était l'une des plus grande ville d'Asie centrale. À l'arrivée des Arabes en 709, elle devient le principal centre culturel du califat de Bagdad et un foyer religieux. En 892, avec l'émir Ismaël Ibn Amad, elle deviendra la capitale du prospère royaume Samanide indépendant (875-999), d'une grande tolérance religieuse en vers les nestoriens chrétiens, les manichéens et les bouddhistes. La langue persane renaîtra alors, et avec elle la poésie lyrique des Roudaki et Dakiki. C'est également là, à la fin du 10ème siècle que le grand médecin, savant et philosophe Avicenne (ou Ibn Sina, 980-1037), proche de l'ismaélisme, commença ses études. La croissance de la ville continua sous le règne de la dynastie des Karakhanides à partir du 11ème s. Leur empire sera étendu jusqu'en Anatolie, avec Konya comme capitale, d'où ils remportèrent d'importantes victoires sur les Byzantins (1176), avant que de devoir céder à l'emprise mongole, jusqu'en en 1343, avec la mort du dernier sultan seldjoukide en Anatolie. La ville s'orna de nouveaux monuments, avant d'être mise à sac en 1220 par les hordes mongoles de Gengis Khan (1167-1227) -le roi universel. Temüdjin, guerrier issu de la tribu Borjigin, réussit à unifier les tribus mongoles par la force et une véritable organisation militaire. Episode dramatique dont Boukhara ne se relèvera que lentement. En 1370, l'arrivée de Tamerlan marque une autre étape importante. Elle sera intégrée dans l'Empire timouride. La cité caravanière fut ensuite conquise par les tribus nomades Ouzbeks vers 1500, sous le commandement du khan Cheïbani, puis, après la grande période de renaissance sous le pouvoir de la dynastie des Cheïbanides, vint en 1753 la nouvelle dynastie Manguite, qui restera en place jusqu'en 1920, même si dans le même temps elle sera finalement englobée dès 1868 dans l'Empire russe.
Sur Boukhara, ville aux rues grouillantes, à la population accueillante et active, veillent curieusement des couples de cigognes, souvent perchées sur des minarets où elles ont élu domicile... Elles sont devenues le symbole de la ville, tout comme Nasreddine Afandi, le Tartarin local.
Ses artisans travaillent la soie, la broderie de fils d'or et d'argent, les tapis et les moutons karakul qui produisent l'astrakan... Boukhara la sainte, et Pilier de l'Islam demeura la capitale régionale de la fin du 16ème s. jusqu'en 1917. Son économie repose sur l'agriculture et l'élevage, la sériciculture, l'exploitation de gaz naturel... Le centre historique de Boukhara, tant ses monuments que son paysage urbain, est très bien conservé et classé, depuis 1993, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO

SAMARCANDE
Samarkand ou Samarqand - francisé en Samarcande -, est l'une des plus anciennes villes du monde, qui fêta son 2 500e anniversaire en 1970. Au milieu des steppes, l'oasis, arrosée par le fleuve Zeravchan - pour son agriculture, dont les eaux furent canalisées depuis l'antiquité, comme en témoigne le canal Dargom qui remonte à l'époque achéménide au Vie s. avant J.-C. -, perdue aux confins du désert du Kyzil Koum, Samarcande fleurira pour devenir la célèbre -perle du monde islamique- ou le -visage de la Terre-... Elle voit son origine remonter à la nuit des temps, la recherche archéologique date les briques de la première enceinte au VIIIe s. avant J.-C., comme Rome ; son nom évoquerait le roi Samar ou au roi Afrasiab, fondateur mythique de Touran ? -. La Sogdiane sera soumise par Cyrus l'Achéménide vers 540-530 et intégrée à l'empire Perse. Mais la 1ère mention écrite remonte à Alexandre-le-Grand qui enleva la satrapie achéménide et Maracanda, sa forte capitale, en 329 avant J.-C.. Après la mort d'Alexandre en 323 avant J.-C., l'un de ses généraux, Séleucos, initia la dynastie des Séleucides (312 à 64 avant J.-C.), monarchie qui dominera sur la partie orientale de l'empire gréco-bactrien, malgré l'arrivée des Parthes au milieu du IIIe s. avant J.-C.,. L'héritage macédonien et la culture hellénistique prospérèrent sous les Séleucides et perdurèrent au fil des siècles dans l'iconographie et la science des fortifications. Elle sera pillée par les Huns blancs, puis absorbée par le khanat turc au VIe s., jusqu'à l'arrivée des Arabes en 712 - après l'un des dernières campagnes de Qutaïaba, le gouverneur du Khorassan -, qui la détruisirent en partie et la repeuplèrent de colons, qui en firent une ville raffinée. Seul un édifice de la période prémongole subsiste, un ancien sanctuaire dédié à un génie des eaux, islamisé sous la figure de Qutham. Avant l'arrivée des Mongoles la ville deviendra un haut-lieu de la pensée, où par exemple enseigna Omar Khayyâm, le célèbre poète et savant persan (1038-1131), qui y rédigea pendant son séjour un important traité d'algèbre, comme l'évoque avec brio Amin Maalouf, dans son ouvrage : -Samarcande-. Puis elle sera envahie par les hordes de Gengis Khan en 1220. Pendant un siècle, elle eut des souverains mongoles et non musulmans, très tolérants au niveau religieux, qui protégèrent même les chrétiens nestoriens, comme en témoigne l'oncle et le père de Marco Polo. Peu à peu la ville renaîtra de ses cendres. Le pouvoir des khans commença à s'affaiblir au profit des féodaux, quand survint le prince turco-mongol Tamerlan, originaire de Chakhrisabz, qui en fit sa capitale en 1370 au début de son règne, elle le restera sous son fameux petit-fils, Ouloug Beg, scientifique éclairé. Ils firent à eux deux la renommée de la cité, où ils y attirèrent force artistes et qu'il transformèrent en pure merveille... Au XVIe s., sous l'occupation des tribus nomades ouzbèkes (1500), elle fut incorporée dans le khanat de Boukhara et perdra de son importance passée. Finalement cette étape majeure de la route de la soie et des grandes routes des caravanes venant de Chine, de Sibérie, de l'Inde, d'Afghanistan, du Caucase, d'Iran et d'Occident... sera occupée par les Russes à partir du 14 mai 1868. Plusieurs fois capitale d'anciens États, elle réunissait diverses religions : zoroastrisme, bouddhisme, christianisme et islam. La ville historique de Samarcande est classée, depuis 2001, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, en tant que -carrefour et lieu de synthèse des cultures mondiales-.

FLEUVE ZERAVSHAN
Le fleuve Zeravshan "Dispensateur d'or" prend sa source, au Tadjikistan, à 2 600 m d'altitude sur le front d'un glacier de la montagne Alaï dans la chaîne Tian Shan, dont les sommets culminent à plus de 5 500 m d'altitude. Son cours supérieur est celui d'un torrent, qui s'épanouit sur le piémont pour atteindre Samarcande, puis son cours s'assèche sans atteindre l'Amou Daria, à cause de l'évaporation, de l'infiltration et surtout des prélèvements pour l'irrigation des loess gris très fertiles qu'il arrose et bonifie avec son limon, que le génie hydraulique local a su utiliser, en aménageant, depuis l'antiquité, des réseaux sophistiqué d'irrigation, pour se garantir une florissante agriculture intensive; sa longueur est de 781 km.

FICHE TECHNIQUE
Période :de mars à novembre.
Formalités : passeport valide 6 mois après le retour.
Accompagnement : guide francophone culturel
Transport : vol international et intérieur par Uzbekistan Airways, voiture individuelle pour 2 pax, Minubus à partir de 3 pax, grand bus du tourisme à partir de 13 pax
Hébergement : dans les hôtels à quatre étoiles (norme locale)
Vaccination : aucune
Monnaie locale : ouzbek -soum
Codes de l'Ouzbékistan : 998
Voltage: 220 volts, adaptateur conseillé.
Climat Continental +45° été et – 10°en hiver

Jour féries et principales fêtes
Dates variables : Ramadan, Kurban Ayit. Dates dépendant du calendrier lunaire. Les journées du ramadan sont ouvrables.
1 janvier : Nouvel An
7 janvier : Noël russe , journée ouvrable
8 mars : Fête de la Femme
21 mars : Fête de Navrouz, Nouvel An oriental : jour de l'équinoxe
9 mai : Fête de la Victoire et de Mémoire
29 mai : fête de l'Armée
1er septembre : fête de l'indépendance
8 décembre : fête de la Constitution

Nos derniers témoignages :


Témoignages - Uniktour Voyages sur mesure

2011-08-17

Louise

Bonjour Annie, voici mes commentaires sur ce magnifique voyage en Asie Centrale! Hébergement : À Tashkent, à Khiva, Boukhara et Samarcande, nous étions logés d

Présentation

Terre de passages et d'échanges depuis des temps immémoriaux, l'Asie Centrale est un véritable carrefour des civilisations. Des oasis, au coeur des steppes, aux montagnes glaciaires, les modes de vie de ces peuples, adaptés aux divers paysages étagés, ont traversé les siècles, empreints d'une riche histoire. L'Ouzbékistan est ceinturé au nord par le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizstan à l'est et le Turkménistan au sud. Avec le Liechtenstein, c'est l'un des deux seuls pays au monde à avoir un double enclavement terrestre. Sa population totale est de 27 millions d'habitants pour une superficie de 447.000 km², répartie principalement dans les grandes villes du sud et de l'est, dans la vallée de Ferghana. La capitale, Tachkent, est une métropole forte de 2,7 millions d'âmes.

Deux cultures s'opposent depuis la nuit des temps et nous promettent des échanges inoubliables : d'un côté, les sédentaires des montagnes tadjikes ou des oasis ouzbeks, dont les merveilles architecturales de Samarcande, Boukhara ou Khiva témoignent de la grandeur passée. De l'autre, les nomades des steppes, kirghizes et kazakhs, pasteurs et anciens guerriers. Mais toujours hospitalité et accueil chaleureux inoubliables! Horizons immenses et hauts sommets du Kazakhstan, déserts arides et grandeurs des villes de la soie d'Ouzbékistan, montagnes spectaculaires, hauts pâturages et lacs transparents du Kirghizstan, vallées isolées, pics imposants et cols d'altitude du Tadjikistan, l'Asie Centrale nous offre une extraordinaire diversité de paysages.

Que vous souhaitiez partir à la recherche de ce passé mystérieux sur les traces de Tamerlan, dernier grand conquérant en Asie Centrale, à la rencontre des nomades des steppes, ou à la découverte des belles montagnes, l'ancien Turkestan des géographes du 19e siècle vous invite au voyage !

Tourisme

Géographie

Le relief du pays est varié, allant du désert plat sur près de 80 % du territoire aux massifs de l'est qui atteignent les 4 300 m d'altitude. Le sud-est du pays est recouvert par les derniers flancs du Pamir et de la chaîne Tian Shan qui s'élève dans les pays voisins du Tadjikistan et Kirghizistan, et s'impose comme une frontière naturelle entre l'Asie centrale et la Chine. Le grand désert Kyzyl Kum (« sable rouge ») recouvre le nord du pays. La région la plus fertile du pays est la vallée de Ferghana à l'est du Kyzyl Kum et enclavée entre les montagnes au nord, sud et est. L'ouest de la vallée voit passer le fleuve Syr-Daria qui permet l'irrigation des cultures et transforme la région en grenier du pays. Enfin, l'activité sismique en Ouzbékistan est importante et de nombreux tremblements de terre y ont lieu. Les zones montagneuses sont particulièrement actives.

Culture

L'Ouzbékistan est un carrefour unique en son genre où s'entrelacent dans les vents du désert les réminiscences des puissants empires. Alexandre le Grand, Genghis Khan, Tamerlan et les tsars de Russie ont tous laissé une trace inaltérable dans cette contrée au charme enivrant qui fut un enjeu essentiel sur les plans politique, économique et religieux, et tout atteste du passé glorieux qu'a connu le pays; souvenir des mythiques caravanes des routes de la soie et des épices qui reliait l'Europe à l'Orient, architecture musulmane et sa splendeur prodigieuse, beauté d'un peuple métissé à force de rencontres séculaires, il n'est rien qui ne soit admirable en Ouzbékistan. Les trois merveilles que sont Samarkand, Khiva et Boukhara, parmi les plus anciennes villes du monde, attirent quantité de voyageurs impatients de suivre les traces de Marco Polo et de contempler les monuments majestueux qui illustrent un millénaire d'art musulman. Aujourd'hui, alors que le pays traverse une profonde mutation après l'ère soviétique pour redevenir une grande puissance économique, vous aurez toujours le loisir de vous imbiber des traditions ou de découvrir l'artisanat sans pareil : bijoux précieux, céramiques et mosaïques travaillées comme la dentelle, tapis luxueux et chamarrés sont les trésors que vous ferez vôtres en succombant aux attraits innombrables de l'Ouzbékistan.
Que vous soyez en quête des vestiges de l'histoire dans l'ombre de Tamerlan, figure héroïque légendaire d'Asie Centrale, à la poursuite des nomades dans les espaces infinis, ou des paysages sensationnels, l'Ouzbékistan vous invite à faire le voyage de votre vie !

Climat

Le climat du pays est de type hyper continental avec des étés très chauds et des hivers très froids. Les températures estivales dépassent souvent les 40°C tandis que les moyennes hivernales oscillent autour de -5°C en moyenne mais peuvent baisser jusqu'à -20°C. Par leur relief, certaines régions de l'Ouzbékistan connaissent en outre des extrêmes, en particulier dans le Karakalpakistan, à l'ouest du pays, où les températures peuvent tomber jusqu'à - 40 °C en janvier et février, car la région subit de plein fouet les vents glacés de Sibérie. L'été, on peut atteindre 45° C à Khiva et dans le sud du pays, à Termez. La plus grande partie de l'Ouzbékistan est assez aride, avec de faibles précipitations : de 100 à 200 mm annuels au printemps. Les meilleures périodes pour voyager se situent donc d'avril à juin et de fin août à début novembre, où l'on évitera la rigueur extrême de l'hiver et la chaleur estivale suffocante. A noter également la fréquence des tempêtes de sable dans les zones proches des déserts.

Ouzbékistan

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