| La Libye ouvre de nouveau ses portes aux touristes, auxquels elle a tant à proposer. Les sites romains, parmi les plus beaux d’Afrique du Nord, sont parfois éloignés les uns des autres, et cet éloignement est propice à la découverte du pays, de ses villes, ses villages et aussi ses déserts…
La Libye présente le visage d’un pays à la fois largement méditerranéen et immensément saharien. C’est un pays ou l’homme et la nature ont conjugués leurs talents pour « inventer » des paysages exceptionnels. Certaines régions conservent en effet les témoignages précieux des temps préhistoriques ; des gravures et des peintures rupestres par milliers, sont d’une « fraîcheur » inouïe
La Libye, c’est aussi le pays des longues randonnées à travers les « mers de sable », ponctués ici et là d’oasis et de lacs étonnants
La profusion de temples grecs et d'amphithéâtres romains qui jalonne le littoral méditerranéen enchantera les amateurs de ruines antiques; les amoureux du désert seront comblés. Le pays est généralement découpé en trois régions: la Tripolitaine au nord-ouest, la Cyrénaïque au nord-est, et le Fezzan, ou la Libye saharienne au sud. Les sites archéologiques les plus intéressants sont concentrés le long de la côte et dans les collines, à proximité des deux villes principales: Tripoli, la capitale, et Benghazi. Les oasis les plus importantes sont situées dans le sud du pays. La plus accessible est celle de Ghadamès, à près de 600 kilomètres de Tripoli; celle de Ghat sert de base pour des expéditions à la découverte de l'art rupestre.
La Libye n'est pas que roc et poussière. Sur les hauts plateaux du nord, les précipitations sont suffisantes pour pouvoir cultiver le blé, les olives et les agrumes. Et, lorsque le printemps est propice, les collines se parent d'herbe de fleurs, les oueds résonnent du doux murmure de l'eau. Si on en juge par les gravures et peintures rupestres datant d'il y a environ 7000 ans, sur lesquelles abondent éléphants, girafes, crocodiles et troupeaux de ruminants, il semble que tout le Sahara offrait jadis ce visage idyllique.
Le sous-sol recèle d'énormes réserves d'eau qui, dans les oasis, irriguent les plantations. Les sources plus profondes fournissent quotidiennement des millions de litres au formidable réseau de canalisations qui relie le sud du pays à la côte septentrionale. Couvrant des centaines de kilomètres, les tuyaux de la «Grande Rivière artificielle» sont enterrés sur la plus grande partie du trajet. Ils émergent toutefois par endroit.
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